Coeur : le médicament Procoralan® ne sera plus remboursé que pour l’insuffisance cardiaque

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Un arrêté du Journal Officiel du 29 décembre annonce que le Procoloran®, un médicament prescrit dans le cadre de troubles cardiaques ne sera plus remboursé qu'à une seule condition.

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© IstockLa liste des médicaments déremboursés continue de s'agrandir. Cette fois-ci c'est l'ivabradine (Procoralan® 5mg et 7,5mg ) qui se voit attitré d'une condition particulière au niveau de son remboursement. En effet, dans un arrêté du Journal Officiel du 29 décembre, le gouvernemnt annonce que ce médicament ne sera remboursé que dans le cas de l'insuffisance cardiaque.

Un service médical rendu jugé insuffisant

Ce médicament est prescrit dans deux situations : l'insuffisance cardiaque et l'angor et c'est justement dans le cas de cette dernière pathologie que le traitement ne sera plus remboursé. Pour justifier ce déremboursement sous condition le gouvernement explique que suite à une étude mené par la commission de transparence il est ressortit que "dans le cadre de l'angor stable chez l'adulte coronarien en rythme sinusal ayant une fréquence cardiaque supérieure à 70 bpm ayant une intolérance ou contre-indication aux bêtabloquants, "le service médical rendu a été jugé insuffisant", rapporte l'arrêté officiel.

En conséquent depuis le 1er janvier le médicament n'est plus remboursé que lorsqu'il est presrit dans le cadre de l'insuffisance cardiaque.

Insuffisance cardiaque : 4 signes méconnus

Le message est simple et tient en quatre lettres : EPOF . Quatre lettres pour quatre symptômes qui, lorsqu’ils sont associés et récents, doivent alerter sur le risque d’insuffisance cardiaque :
- E pour Essouflement à l’effort et/ou survenant en position allongée,
- P pour Prise de poids importante et rapide,
- O pour Œdèmes des membres inférieurs avec jambes et pieds gonflés,
- F pour Fatigue importante limitant l’activité quotidienne.
Le problème ? Une minorité de personnes présentant ces symptômes en parlent à un médecin. En effet, selon une étude réalisée par le GICC entre avril et mai 2017 auprès de 5 000 adultes, deux tiers des participants présentant ces quatre signes n’ont pas consulté de cardiologue dans les 12 mois. Selon Thibaud Damy, professeur de cardiologie à l'hôpital Henri Mondor à Créteil et président du GICC interrogé par l’ AFP , une telle méconnaissance entraînerait un retard incontestable au diagnostic et dans la prise en charge des malades .

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