Cœur : la revue Prescrire demande le retrait du Procoralan®

Cœur : la revue Prescrire demande le retrait du Procoralan®©Istock

L’ivabradine entraîne trop de risques cardiovasculaires pour être maintenu sur le marché, alerte la revue Prescrire.

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L’ivabradine (Procoralan®) est prescris comme traitement préventif de crises d’angine de poitrine (angor) ou d’insuffisances cardiaques. Une surveillance cardiaque est nécessaire chez les patients sous traitement, mais ce n’est pas suffisant, souligne la revue Prescrire, qui demande un retrait du marché. Des risques cardiovasculaires sont en effet possibles en cas d’angor ("infarctus du myocarde, bradycardies parfois sévères et autres troubles du rythme cardiaque parfois mortels").

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"Seul un retrait du marché serait efficace pour protéger les patients"

Consciente de ces risques, l’Agence française du médicament (ANSM) avait déjà limité la possibilité de prescription aux seuls cardiologues en janvier 2017. Par ailleurs depuis 2015, les potentiels futurs patients doivent effectuer un électrocardiogramme, ou un enregistrement sur 24 heures de la fréquence cardiaque avant de débuter un traitement sous ivabradine, ou d’augmenter la posologie, souligne Prescrire , qui remet également en cause l'efficacité du traitement sur la fréquence des évènements cardiovasculaires ou sur la mortalité.
"La restriction de la prescription vise à diminuer le nombre de patients exposés à l'ivabradine, mais c'est une demi-mesure. Seul un retrait du marché (que l'ANSM ne peut imposer) serait efficace pour protéger les patients".

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