Cette façon de parler peut révéler un début d’Alzheimer

Cette façon de parler peut révéler un début d’Alzheimer©iStock

Une manière particulière de parler et de construire ses phrases pourrait être le signe de troubles cognitifs légers, qui précèdent souvent la survenue d’une maladie d’Alzheimer.

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Perte de mémoire, problèmes d’élocution, désorientation… Comment reconnaître les prémices de la maladie d’Alzheimer ? Selon des chercheurs en neuropsychologie du Massachusetts General Hospital, la façon de parler et notamment le caractère loquace et l’appauvrissement du vocabulaire pourraient être un signe précurseur de cette maladie neurodégénérative. Le Docteur Janet Cohen Sherman a présenté ses travaux sur le sujet lors de la réunion annuelle de l’association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) à Boston.

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Des mots bouche-trou et des phrases décousues

Selon elle, les personnes souffrant de troubles cognitifs légers , un stade antérieur à la maladie d’Alzheimer, s’expriment d’une manière plus décousue, plus longue, et moins riche . Et ce constat vient de l’analyse de discours de personnalités qui ont souffert d’Alzheimer, comme le président américain Ronald Reagan, diagnostiqué de cette maladie six ans après la fin de son mandat. "Ronald Reagan a commencé à employer de plus en plus de mots bouche-trou, plus de phrases vides comme 'truc', 'quelque chose', 'en gros', 'en fait' ou 'bien' dans ses discours, explique le docteur Cohen Sherman, interrogée par le DailyMail.

Bientôt un test de communication pour un dépistage précoce ?

En pratique, pour vérifier cette hypothèse la chercheur et son équipe ont donné trois mots (cuisinière, eau et casserole) à 22 personnes jeunes et en bonne santé, 24 personnes plus âgées et en bonne santé et 22 personnes souffrant de troubles cognitifs légers. Ils leur ont demandé de construire une phrase contenant ces mots et ont observé que les 22 participants souffrant de troubles cognitifs légers inventaient des phrases plus longues, plus redondantes et avec moins de sens que les volontaires des deux autres groupes. "Nous espérons pouvoir bientôt utiliser ce résultat pour développer un test de détection des changements précoces qui prédisent la survenue d’une maladie d’Alzheimer", souligne le docteur Cohen Sherman. Elle précise : "De nombreuses personnes peuvent être prolixes, ce n’est pas un problème. Mais vous devez vous inquiéter s’il y a un changement dans votre capacité à communiquer efficacement."

Vidéo. Alzheimer : les symptômes d'alerte en images

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