Ce test sanguin prédit si vous allez avoir une attaque cardiaque dans les 30 jours

Ce test sanguin prédit si vous allez avoir une attaque cardiaque dans les 30 jours©Istock

Grâce à un test sanguin développé aux Etats-Unis, nous pourrions avoir une idée plus précise de nos risques cardiovasculaires. Une étude, menée en Suisse, confirme son efficacité. 

Publicité
Publicité

Etes-vous à risque de maladies cardiovasculaires ? Un simple test sanguin pourrait vous donner la réponse. Disponible dans les hôpitaux américains depuis février 2016, ce test, développé par les scientifiques de la clinique de Cleveland (Etats-Unis), permet de donner une idée précise des risques cardiovasculaires d’un patient à court et à long terme. Il est vendu au prix de 52 euros (£ 45).

Comment ça fonctionne ? Le test détecte les bactéries de l’intestin liées aux problèmes cardiovasculaire et estime la probabilité d’une crise dans les 30 jours, six mois ou bien sept ans.
Les plus à risque à court terme pourraient être pris en charge rapidement (scans, angioplasties). Cela pourrait également persuader les concernés à plus long terme de changer leur alimentation et faire plus d’exercice.

Publicité

A la poursuite de la N-oxyde de triméthylamine

Une étude a été effectuée dans quatre hôpitaux suisses sur 1700 patients. Résultat : les patients présentant les taux les plus élevés de N-oxyde de triméthylamine (TMAO) - une molécule produite par les bactéries intestinales et liée au développement de caillots sanguins - étaient six fois plus susceptibles d'avoir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral et de mourir dans les 30 jours, dans les six mois ou encore dans les sept ans.

"Nous pensons que les tests rapides de TMAO pourraient contribuer à l'identification des patients à risque élevé. [...] Aujourd’hui, toutes les personnes qui arrivent aux urgences avec une douleur thoracique ont un test sanguin pour diagnostiquer si elles ont eu une crise cardiaque. Grâce à ce nouveau test - qui n'est pas encore disponible au Royaume-Uni (ni en France, ndlr) - les patients pourraient aussi mesurer leurs risques futurs", a déclaré le Dr Thomas Luscher, cardiologue au Centre cardiologique de l'Université de Zurich.

Vidéo. L'infarctus du myocarde en images

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité
Publicité