Ce problème intime qui affecte 16% des femmes

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Une gène intime d’origine inconnue peut-être extrêmement douloureuse et handicapante pour les femmes. Deux spécialistes australiens ont abordé la question sur The Conversation

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© IstockMesdames, si vous ressentez régulièrement une sensation de brûlure ou semblable à l’entaille d’un couteau au niveau de la vulve (organes génitaux extérieurs de la femme : clitoris, lèvres, entrée du vagin et glandes de Bartholin qui lubrifient le vagin), vous pourriez souffrir de vulvodynie, une douleur intime qui affecte 16% des femmes. Jane Chalmers, professeur de physiothérapie à l’université de Western Sydney et Lorimer Moseley, professeur de neuroscience à l’université de South Australia se sont penchés sur la question avec le média The Conversation.

Si la douleur peut être provoquée par le contact (port d’habits trop serrés, tampons pendant les règles), le fait de s’asseoir ou la pénétration pendant l'acte, elle peut aussi être constante . Elle est susceptible de se répandre sur chaque partie de la vulve : du clitoris à l’anus. S'il n’existe pas d’infection en cours ou de blessures, il est fort possible que la vulvodynie en soit à l'origine.

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La vulvodynie liée à l’inflammation ?

Le problème est qu’on ne sait pas encore précisément ce qui la cause, Elle est souvent associée à d’autres conditions comme le syndrome de l’intestin irritable, des infections urinaires à répétition ou l’apparition d’une MST... Cela a conduit les scientifiques à suggérer un lien avec l’inflammation, qui induit la croissance des nerfs dans la région vulvaire, ce qui pourrait expliquer l’hypersensibilité . Mais cette douleur pourrait également être d'origine psychologique, c ertaines patientes ayant commencé à ressentir les symptômes de la vulvodynie après la mort d’un proche. La ménopause pourrait aussi jouer un rôle selon les scientifiques, ce qui impliquerait le rôle des hormones.

La vulvodynie peut perturber les relations de couple car elle rend souvent les rapports douloureux et les femmes ont tendance à la cacher à leur partenaire. Il est alors important d’en parler à son gynécologue.

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