Ce gaz inodore dans votre maison qui augmente le risque de cancer du poumon

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Le radon est un gaz inodore et incolore potentiellement présent dans chacune de nos habitations. Au Royaume-Uni il est responsable de la mort de 1100 personnes chaque année par cancer du poumon. 

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© FotoliaInodore, incolore, inerte…le radon est un gaz vicieux et peut figurer partout à la surface du globe. Il augmente les risques de cancer du poumon ainsi que l’effet nocif du tabac. Au Royaume-Uni, il est à l’origine de 1100 morts par cancers du poumon chaque année , selon un communiqué du gouvernement relayé par le DailyMail.

Le radon est issu de la chaine de désintégration de l’uranium présent dans la croûte terrestre et peut se situer partout sur la surface de la terre. Emis à partir du sol, il se dilue généralement rapidement dans l’atmosphère en concentrations inoffensives. Mais dans les espaces confinés et non ventilés (bâtiments, caves, mines souterraines) son niveau de concentration peut être dangereusement élevé. "Le radon entre en effet par différentes voies (fissures, passages de canalisations…) et s’accumule dans les endroits clos (cave, vide sanitaire…)", explique l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire).

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2ème cause du cancer du poumon, après le tabac

Selon l'Institut, le radon pourrait jouer un rôle dans 5 à 12% des cancers du poumon de la population générale, non-fumeurs compris. "Gaz radioactif naturel, le radon pénètre dans les poumons avec l'air inspiré. Ses descendants (polonium, plomb, bismuth), produits de ses désintégrations successives, émettent un rayonnement alpha qui peut induire le développement d'un cancer", souligne l’IRSN. Le gaz est aujourd’hui deuxième cause de cancer du poumon, après le tabac.
"Ce risque est significatif pour des expositions domestiques continues pendant trente ans à partir de concentrations de radon supérieures à environ 200 Bq/m3", souligne encore l'Institut (les niveaux de concentration de radon sont mesurés en becqurels par mètre cube (Bq/m3).

En France, 2,3 % des mesures effectuées dans l’habitat présentent des concentrations supérieures à 400 Bq/m3. On note une concentration particulière en Bretagne et dans le Limousin.

Vidéo : Le cancer du poumon

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