Ce changement qui favorise le déclin physique et mental des seniors

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Des chercheurs américains mettent en garde contre une activité qu'il ne faut pas cesser car elle entretient les capacités cognitives cérébrales et ralentit son déclin. Lire l'article

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C'est un débat qui se pose souvent. Bien que toujours capables de conduire, les seniors doivent-ils abandonner le volant en raison de leurs troubles cognitifs ? Certains ne se posent pas la question et délaissent la voiture pour privilégier les transports en commun. Mais selon des chercheurs de la Columbia University's Mailman School of Public Health, cette décision serait à l'inverse très néfaste pour leurs capacités cognitives et physiques.

Leur étude publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society, explique que chez les adultes plus âgés, conduire une voiture représente un marqueur d'indépendance. Certes, l'âge et ses conséquences physiques et mentales rendent la conduite plus difficile, mais il est important de ne pas abandonner totalement. Les chercheurs ont examiné la santé et le bien-être de personnes âgées après avoir cessé cette activité et ont constaté que leur santé avait empiré de bien des façons. En particulier, l'arrêt précoce de la conduite avait presque doublé le risque de symptômes dépressifs.

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Un impact physique et social

"Pour beaucoup de personnes âgées, la conduite est plus qu'un privilège, elle est essentielle à la vie quotidienne et est un indicateur fort de la maîtrise de soi, de liberté personnelle", déclare le Pr Guohua Li, auteur principal de l'étude. "Malheureusement, il est presque inévitable de prendre la décision d'arrêter de conduire au cours du processus de vieillissement comme les fonctions cognitives et physiques diminuent." Leur synthèse de 16 études sur le sujet a montré que les patients ont connu des baisses plus rapides dans la fonction cognitive et la santé physique après l'arrêt de la conduite.

Une décision qui entraîne aussi une conséquence au niveau social puisqu'elle est associée à une réduction de 51% du cercle social et familial, une conséquence qui favorise la dépression. Par ailleurs, les personnes âgées qui arrêtent le plus tôt de conduire étaient cinq fois plus susceptibles que celles qui conduisent encore d'être admis dans une maison de soin ou une maison de retraite. Enfin, les chercheurs notent que le fait de choisir un mode de transport alternatif ne compense pas les effets néfastes sur la santé de l'arrêt de la condui

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La raison est simple : "Comme les ex-conducteurs âgés remplacent leurs activités extérieures par des activités d'intérieur, ces activités ne peuvent pas être aussi bénéfiques pour le fonctionnement physique que de travailler ou faire du bénévolat à l'extérieur", selon le Pr Thelma Mielenz, co-auteur de l'étude."Lorsque vient le temps d'arrêter de conduire, il est important de faire des plans personnalisés pour maintenir la mobilité et les fonctions sociales." Les chercheurs se prononcent de fait pour la mise en place de programmes pour "assurer et prolonger la mobilité physique d'une personne âgée".
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