Cancer du sein : un test diagnostic approuvé en Angleterre

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Le test Oncotype DX permettant d'évaluer les risques de récidive de cancer du sein, a été approuvé par le système de santé britannique.

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chimio_petite© Fotolia La chimiothérapie pour les femmes ayant un cancer du sein pourrait être plus souvent évitée. Ce grâce à l'Oncotype DX, un test mis au point il y a quelques années par les chercheurs du London's Royal Marsden hospital (Angleterre), et aujourd'hui adopté par le système de santé britannique (National Health Service ou "NHS"). Le test permet d'analyser des petits échantillons de la tumeur après son ablation chirurgicale. Les échantillons sont ensuite envoyés à un laboratoire californien pour être mis dans une machine qui regarde de près les 21 gènes. Elle leur donne un score compris entre 0 et 100 basé sur les chances d'un retour de la tumeur. Les patientes qui ont un score de 0 à 18 n'ont pas besoin de chimiothérapie, alors que celles qui sont au-dessus de 31 sont encouragées à en faire une. Pour les femmes qui se situent entre ces deux résultats, le médecin doit juger de lui-même.

Vers une généralisation de ce test

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Beaucoup de femmes diagnostiquées comme ayant un cancer du sein font une chimiothérapie pour éradiquer toutes cellules cancéreuses qui se seraient détachées de la tumeur principale (les métastases). Et pourtant, chez un certain nombre d'entre elles, la maladie aura peu de chances de se propager après l'opération. "Les patientes atteintes de cancer du sein font face à une importante pression émotionnelle et psychologique quand la chimiothérapie est envisagée", explique le Pr Carole Longson, du Health Technology Evalutation Center au NICE (National Institute for Health and Clinical Excellence).
Maintenant que le NHS a approuvé ce test, le NICE va inciter les médecins à offrir le test aux femmes, s'ils ne sont pas certains d'un risque de récidive du cancer. Ce dispositif est déjà préconisé par certains médecins en France mais reste peu répandu, notamment à cause de son prix : il faut débourser pas moins de 3000 euros pour le faire. Cette somme n'étant pas prise en charge par la Sécurité sociale.

Le mécanisme d'un traitement par chimiothérapie en images :

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