Cancer de la prostate : une protéine capable d'indiquer son agressivité

Des chercheurs ont identifié une protéine liée à des formes avancées du cancer de la prostate. Une découverte qui offre une nouvelle piste de diagnostic et de pronostic de la maladie.

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genep© Fotolia Si le cancer de la prostate est le plus meurtrier pour l'homme, son agressivité reste très difficile à évaluer. Le test classique de dépistage "PSA", reconnu pour entraîner des risques de sur-diagnostic et de sur-traitement, n'apparaît pas comme totalement satisfaisant et de nombreuses recherches sont en cours pour tenter de le compléter ou le remplacer.
Les chercheurs de l'université de Cambridge (Angleterre) et du Karolinska Institute (Suède) ont étudié la localisation de la protéine NAALADL2 dans la cellule cancéreuse, et son action, en particulier sur l'expression d'autres gènes impliqués.

Résultats : cette protéine est présente à des niveaux élevés dans les cellules et tissus de cancers du côlon et de la prostate. Ce qui impliquerait aussi que ces niveaux soient encore plus élevés en cas de tumeurs plus diffuses et plus agressives.
D'autre part, en évaluant les niveaux de protéine, les chercheurs seraient en mesure de faire la distinction entre tissus sains et tissus cancéreux, avec un niveau de précision relativement bon.
Enfin, le niveau de la protéine est lié à la survie sans rédicive et la survie globale du patient après qu'il ait subi une prostatectomie radicale - une opération chirurgicale consistant à retirer totalement la glande prostatique.

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Les auteurs de l'étude précisent que la recherche en est encore à un stade précoce, mais leurs résultats suggèrent l'identification d'un nouveau biomarqueur utile pour le diagnostic comme pour le pronostic du cancer de prostate. De nombreuses autres recherches seront nécessaires avant le développement d'un test utilisable en pratique clinique.

Source : Oncogene, novembre 2013

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