Cancer de la prostate : si vous dormez moins de 5 heures par nuit, vous êtes plus à risque

Cancer de la prostate : si vous dormez moins de 5 heures par nuit, vous êtes plus à risque©iStock

De trop courtes nuits de sommeil chez les hommes pourraient être liées à un risque plus élevé de cancers de la prostate. Découvrez pourquoi.

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Vous êtes un petit dormeur ? Attention alors au risque de cancer de la prostate. Des chercheurs en épidémiologie de l’American Cancer Society alertent sur l’existence d’un lien entre courte nuit de sommeil et cancer de la prostate. Les scientifiques ont présenté leurs résultats pendant la réunion annuelle de l’Association Américaine pour la Recherche sur le Cancer (AACR).

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55% de risque de cancer en plus pour des nuits de 3 à 5 heures

Plus précisément, ces chercheurs expliquent que les hommes de moins de 65 ans qui dorment entre trois et cinq heures par nuit augmentent leur risque de cancer de 55% par rapport à ceux dormant plus de sept heures. De même, les hommes dormant six heures par nuit présentent un risque de cancer de la prostate plus élevé de 29% par rapport à ceux dormant sept heures. Un travail de longue haleine leur a permis d’arriver à cette conclusion. Ils ont en effet épluché les données de santé recueillies entre 1950 et 1972 sur 407 000 hommes et entre 1982 et 2012 sur 416 000 hommes.

Une inhibition de la mélatonine en cause ?

Comment expliquer ces résultats ? Selon le docteur Susan Gapstur, principale auteur de l’étude citée par l’AACR, une privation de sommeil peut inhiber la production de mélatonine, une hormone qui affecte les cycles de veille et de sommeil (appelés cycles circadiens) et qui pourrait déclencher une hausse du nombre de mutations potentiellement cancérigènes . "Bien que ces résultats soient intrigants et qu’ils apportent de nouvelles preuves au fait que les facteurs circadiens pourraient jouer un rôle dans la carcinogenèse de la prostate, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes biologiques", tempère le docteur Gapstur. Elle ajoute que si ces résultats sont vérifiés dans de futures études, ils pourraient suggérer "l’importance de bien dormir pour améliorer sa santé".

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