Cancer de la prostate et métastases : le traitement qui pourrait tout changer

Cancer de la prostate et métastases : le traitement qui pourrait tout changer © iStock

Lors du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), dimanche 4 juin 2017, le professeur français Karim Fizazi a présenté les résultats de son étude menée sur le cancer de la prostate métastatique qui a démontré l'intérêt de l'abiratérone comme hormonothérapie secondaire pour améliorer l'évolution de la maladie.

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Le professeur Karim Fizazi, chef du département d’oncologie médicale de Gustave Roussy (France) a découvert qu'une nouvelle molécule associée au traitement de l'hormonothérapie pouvait réduire le risque de rechute et augmenter la survie des patients atteints du cancer de la prostate métastasé. Les résultats de son essai ''LATITUDE'' ont été présentés au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco), à Chicago, le dimanche 4 juin 2017. 'L’essai LATITUDE montre que l’ abiratérone , administrée dès la prise en charge du cancer en plus d’une hormonothérapie conventionnelle diminue d’ environ 40% le risque de décès et de plus de 50% le risque de rechute du cancer après 2 ans et demi de suivi . Ces résultats majeurs vont changer la prise en charge des patients diagnostiqués d’emblée d’un cancer métastatique de la prostate'', a expliqué le chercheur.

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Un nouveau traitement qui réduit la douleur

Dans un communiqué, l'insitut Gustave Roussy a détaillé : ''LATITUDE est une grande étude clinique comparative (double aveugle contre placebo), internationale et multicentrique (235 centres répartis dans 34 pays), de phase III à laquelle 1200 patients ont participé entre février 2013 et décembre 2014. Son objectif était de mesurer le bénéfice de l’abiratérone sur la survie globale et la survie sans progression du cancer chez des patients nouvellement diagnostiqués d’un cancer métastatique de la prostate." Les patients ont reçu, en plus d'une hormonothérapie conventionnelle (qui cible la testostérone produite par les testicules), de l’ abiratérone : une nouvelle hormonothérapie qui ''empêche la production d’hormones androgènes par les glandes surrénales et la cellule cancéreuse elle-même''. Cet ajout a amélioré le pronostic des patients malades et a réduit les complications comme les douleurs ou les fractures . L’ arbiratérone sert à amener à un nouveau traitement pour les patients dont l’ hormonothérapie conventionnelle ne marche plus, mais aussi avant ou après une chimiothérapie. ''L’avantage est qu’il s’agit d’un t raitement oral qui est habituellement bien toléré . Ces importants résultats sont une très bonne nouvelle pour ces patients et nous pensons que le bénéfice sera encore meilleur avec un suivi plus long'', assure le Professeur Fizazi. D’autres résultats d’un essai clinique anglais de phase III testant le même médicament sont attendus.

L’abiratérone possède une AMM depuis 2012. Elle est utilisée actuellement comme arme de rattrapage chez les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique devenu résistant à l’hormonothérapie conventionnelle et en rechute avant ou après une chimiothérapie.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent en France, avec plus de 55 000 nouveaux cas par an. Dès le diagnostic, environ 10 à 15 % des patients ont des métastases qui sont osseuses et lymphatiques dans la majorité des cas. Il est la cause de 8 000 à 9 000 décès par an en France.

Vidéo. Cancer de la prostate : reconnaître les symptômes

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