Cancer de la prostate : cette découverte dans le dépistage pourrait sauver la vie de milliers d’hommes

Cancer de la prostate : cette découverte dans le dépistage pourrait sauver la vie de milliers d’hommes©Istock

Effectuer une IRM avant la biopsie lors du diagnostic du cancer de la prostate pourrait éviter à beaucoup d'hommes le prélèvement douloureux et ses potentielles complications, selon une étude britannique. Cela pourrait également permettre de détecter davantage les tumeurs agressives.

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Jusqu’à aujourd’hui, les hommes suspectés d’avoir un cancer de la prostate (à la suite d’un examen clinique (toucher rectal) anormal, ou bien à cause d'une élévation du dosage de PSA (protéine sécrétée par la prostate - antigène prostatique spécifique, en français)), doivent généralement directement effectuer une ou plusieurs biopsies (prélèvement de tissus). Mais une nouvelle technique de diagnostic, mise en avant dans une étude anglaise publiée dans le prestigieux Lancet , commence à percer. Considérée comme la plus grande avancée dans le diagnostic de ce cancer depuis 30 ans, elle pourrait empêcher un quart des patients de se confronter à ces prélèvements invasifs, douloureux et risqués (saignements, infections).

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Améliorer la détection des cancers agressifs

Elle consiste à effectuer une IRM (imagerie par résonance magnétique) avant de faire la biopsie . Cela produit de bien meilleurs résultats selon les scientifiques. Ils ont testé cette technique sur 576 hommes venus de 11 hôpitaux britanniques. Résultat : 27 % ont été renvoyés chez eux sans besoin de poursuivre le dépistage. Et les biopsies des autres participants ont été effectuées de manière beaucoup plus précise et ciblée. Cela a permis de diagnostiquer correctement presque la totalité des tumeurs agressives, au lieu des 48% avec la seule biopsie. "L'utilisation des tests pourrait réduire le sur-diagnostic de cancers inoffensifs de 5%, empêcher un homme sur quatre de faire une biopsie inutile, et améliorer la détection des cancers agressifs de 48 à 93 %", a déclaré le Dr Hashim Ahmed, de l'University College.

Une méthode déjà pratiquée dans certains centres en France

Ce type de diagnostic a également vu le jour en France. Certains centres, comme l’hôpital Foch à Suresnes, réalisent ce qu’ils appellent des biopsies de prostate guidées par IRM, chez les patients qui auraient bénéficié d’une IRM prostatique au préalable. "On peut réaliser des biopsies de prostate en fusionnant les images vues en direct de l'écran d'échographie avec l'IRM de prostate faite au préalable. Cela permet de gagner dans la sensibilité de l'examen : c'est-à-dire qu'on améliore notre résultat de trouver un cancer de la prostate lors des biopsies" avait expliqué à Medisite le Dr Pierre-Olivier Bosset, urologue à l’hôpital Fosh.

Le cancer de la prostate est le plus répandu chez les hommes en France. Il apparaît rarement avant 40-50 ans et la plupart des cas surviennent entre 60 et 90 ans. Environ 55 000 nouveaux cas sont comptabilisés en plus chaque année en France.

Vidéo. Le cancer de la prostate en images

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