Bouffées de chaleur : Duavive®, le nouveau médicament de la ménopause

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Un nouveau traitement hormonal de la ménopause pourrait prochainement être autorisé en Europe, donc en France. Comparativement aux solutions hormonales actuelles vivement critiquées, il ne majorerait pas le risque de cancer du sein et serait associé à un risque thrombo-embolique faible.

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Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes... L'arrivée possible du Duavive®, traitement hormonal substitutif (THS) fabriqué par les laboratoires Pfizer, sera peut-être la nouvelle solution de nombreuses femmes ménopausées. Actuellement, les THS disponibles sur le marche français sont pris avec de grandes précautions, en raison des risques identifiés de cancer du sein, de l'endomètre, de l'ovaire, d'AVC et du risque thromboembolique. La nouveauté du Duadive® c'est sa composition conjugant bazédoxifène (30mg) et estrogènes (0.45mg), au lieu de progestatifs et estrogènes comme c'est le cas dans les traitements habituels. Déjà autorisé sur le marché américain depuis 2013, le Duavive® pourrait arriver prochainement en Europe et être prescrit dans "le traitement des symptômes de la carence en estrogènes chez les femmes en post-ménopause, ayant eu leur dernières règles depuis moins d'un an" mais qui ne peuvent pas prendre de progestérone. Cette indication étant celle recommandée par le Comité des médicaments à usage humain de l'Agence européenne du médicament (EMA).

Des "données rassurantes" sur le cancer du sein

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Plusieurs études* ont été menées pour évaluer l'efficacité et les effets du Duavive®. Leurs résultats ont démontré une diminution de l'intensité des bouffées de chaleur en comparaison à la prise d'un placebo. De plus, selon le chercheur Jean-François Arnal de l'Inserm de Toulouse "les données dont on dispose concernant le cancer du sein sont rassurantes. Elles sont en faveur d'un effet protecteur" de la combinaison bazédoxifène/estrogènes. Si des études épidémiologiques confirment ces observations "ce serait sans précédent dans ce domaine" souligne le scientifique cité par le site médical Medscape.fr. Enfin, les premiers essais n'ont pas montré de risques veineux thrombo-emboliques et d'évènements cardiovasculaires plus élevés avec le médicament, comparé à un placebo. Attendons de voir la décision de l'EMA.
MA.

*Les études ont été menées par le laboratoire Wyeth, racheté depuis par Pfizer.

Vidéo. Ménopause : les risques des traitements hormonaux (actuels)



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