Bientôt un traitement pour venir à bout des pelades importantes ?

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Un traitement contre la pelade, maladie qui entraine la chute soudaine des cheveux va être testé dans le cadre d'un essai clinique lancé par une équipe de chercheurs français.

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© FotoliaLa pelade est une maladie auto-immune caractérisée par la chute brutale des cheveux sur une zone généralement restreinte. Elle touche aujourd’hui 80 000 Français et dans 50% des cas, apparaît chez des personnes de moins de 20 ans. Provoquée par une défaillance du système immunitaire, son origine reste inconnue et ses différents traitements n’empêchent pas la rechute. Une équipe de chercheurs français est cependant sur le point de lancer un essai clinique pour tester un traitement prometteur, révèle Le Figaro en exclusivité.

L’étude de l’équipe du CHU de Nice a mis au point un nouveau protocole thérapeutique. Elle vient de lancer un essai clinique sur 80 patients dans différents centres français (Nice, Paris, Montpellier, Marseille, Nîmes). L'essai a commencé en janvier à l’hôpital Saint-Louis de Paris et au CHU de Nice.

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Stimuler une cellule régulatrice du système immunitaire

"Pour traiter les pelades sévères, c'est-à-dire touchant plus de la moitié du crâne, il n'y a pas de traitement type. Les UV B - qui ne sont pas ceux utilisés dans les cabines de bronzage - sont de loin les plus sûrs, mais pas les plus efficaces. En général, les traitements actuels sont d'une efficacité inconstante ", a indiqué au Figaro Thierry Passeron, professeur de dermatologie à l’université de Nice et chercheur à l’Institut national de la santé (Inserm) et initiateur de l'essai.

Pour mettre au point son nouveau traitement, le Pr Passeron s’est servi d’une molécule utilisée pour stimuler le système immunitaire contre le cancer ou les infections. En cas de pelade, le système immunitaire considère le follicule pileux comme un corps étranger et le détruit. A faible dose, la molécule pourrait stimuler les "lymphocites T régulateurs" afin qu’ils "indiquent" au système immunitaire de ne pas cibler le follicule pileux.

L’équipe avait déjà réalisé une étude pilote en 2013, assez efficace puisque 4 personnes sur 5 avaient eu une repousse de cheveux "partielle, voire totale pour certains", selon le Pr Passeron. Le traitement sur long terme de la pelade pourrait donc être en bonne voie.

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