Votre rythme cardiaque peut révéler votre risque de comportements violents

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Avoir un coeur lent au repos à l’adolescence pourrait augmenter le risque de comportements violents à l’âge adulte, selon une nouvelle étude scientifique suédoise.

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© FotoliaAdo au cœur lent, futur adulte violent ? Une étude scientifique suédoise a mis en avant un lien entre un rythme cardiaque faible au repos à l’adolescence et une augmentation du risque de violence et de criminalité à l’âge adulte.
Publiée dans le Journal of the Americain Medical Association (JAMA) Psychiatry le 9 septembre 2015, l’étude a été menée sur 710 264 hommes, nés entre 1958 et 1991 et suivis pendant plus de 35 ans. Leur battement de cœur a été mesuré à l’âge de 18 ans, lors de la visite médicale de leur service militaire.

60 pulsations par minute : la limite

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Les scientifiques ont constaté que ceux dont le coeur affichait 60 pulsations par minute ou moins avaient 39% de risque en plus d’être inculpés pour des actes criminels, comparé à ceux dont le pouls était d’au moins 83 pulsations par minute. Ils avaient également 25% plus de risque d’être accusés de délits sans violence. "Avoir un faible pouls au repos ne peut pas à lui seul être utilisé pour déterminer un futur comportement violent ou antisocial, a commenté Antti Latvala, co-auteur de l’étude et chercheur au Karolinska Institute de Stockholm (Reuters). Cependant, c’est intrigant de constater qu’une simple mesure comme celle-ci puisse être un indicateur des différences individuelles au niveau des processus psychophysiologiques."

Une absence de peur dangereuse

Pour les chercheurs, l’explication de cette corrélation demeure encore floue. Ces comportements violents et criminels pourraient être dus à l’impact psychologique d’un coeur qui ne bat pas assez vite. Un cœur lent peut être un indicateur d’un état d’agitation anormalement faible et chronique. Ce dernier pourrait pousser les individus à rechercher des expériences stimulantes, excitantes et à prendre davantage de risques. Un cœur qui bat faiblement au repos pourrait aussi conduire à une absence de peur, de stress et d’anxiété. Or "si vous n’avez pas assez peur, vous avez plus de chance de commettre un crime vu que vous ne craignez pas d’être attrapé" souligne Adrian Raine, chercheur en criminologie de l’Université de Pennsylvanie interrogé par Reuters .

L’étude a par ailleurs révélé que les hommes aux pouls le plus bas au repos ont plus de risque d’être tués ou blessés dans une agression ou d’être victimes d’accidents graves. De quoi contrecarrer les conclusions trop hâtives.

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