AVC : les régions les plus touchées

AVC : les régions les plus touchées©BEH

Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire publié le 21 février par Santé publique France, 30 000 personnes meurent chaque année de l'AVC. Certaines régions françaises sont particulièrement touchées.

Publicité
Publicité

Il survient brutalement et peut entraîner de graves dégâts. Chaque année, près de 30 000 personnes décèderaient d'un accident vasculaire cérébral, aussi appelé AVC, selon les chiffres enregistrés entre 2008 et 2013 dans la base nationale des causes médicales de décès. Précisément en 2013, 31 346 décès par AVC ont été comptabilisés , indique le bulletin épidémiologique publié le 21 février 2017 par Santé publique France*.

Publicité

Bretagne et Hauts-de-France : des taux élevés d'AVC

Certaines disparités régionales ressortent. Ainsi, tous âges confondus, l es quatre régions ultramarines ( Guadeloupe (70,9/100 000, Martinique (52.9/100 000), Guyane (67.8/100 000), La Réunion (78.7)), les Hauts-de-France (53.4) et la Bretagne (52.6) présentaient les taux les plus élevés d'AVC entre 2011 et 2013. La carte des disparités régionales différait peu pour la mortalité prématurée, les Hauts-de-France et les régions ultramarines conservant des taux de mortalité jusqu’à trois fois plus élevés que certaines régions. A l'inverse l’ Île-de-France enregistre le plus bas (37.5%). Parmi les hypothèses expliquant ces disparités, les autorités sanitaires énoncent le tabagisme, une consommation plus élevée d'alcool, une alimentation défavorable à la santé, l'inactivité physique, une offre de soins moins exhaustive.

Le taux de mortalité d'AVC diminue sauf pour les femmes de 45-64 ans

Globalement, l'enquête indique que le taux de mortalité par AVC a diminué de 13% entre 2008 et 2013 en France. Cette diminution est plus ou moins marquée selon les régions (la plus forte baisse a été enregistrée en Martinique (-24.8%) et l'âge. La diminution était de 15% chez les moins de 65 ans, surtout chez les hommes , et de 13% chez les 65 ans et plus, sans différence selon le sexe. Par contre, la mortalité par AVC tend à augmenter pour les femmes de 45 à 64 ans (augmentations de l'incidence des AVC ischémiques en lien avec une hausse des facteurs de risques vasculaires (diabète, obésité, tabagisme...) et les personnes de 85 ans et plus (hospitalisation en unité neurovasculaire moins fréquente que chez les jeunes adultes, moindre mobilisation des ressources médicales (scanner, doppler) et hausse des AVC hémorragiques). L ' âge moyen du décès est de 85 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes.

*Santé publique France regroupe l'Invs, l'Inpes et l'Eprus.

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité
Publicité