AVC : le risque multiplié par 3 avec des antipsychotiques

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Une étude argentine révèle que les personnes prenant certains antipsychotiques seraient trois fois plus à risques de développer un AVC que les autres.

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Une étude argentine a été publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry . Elle révèle que les personnes prenant des antipsychotiques, qui induisent des changements comme le gain de poids et les anomalies métaboliques, sont plus susceptibles de souffrir d'évènements cardiovasculaires.

Melleril®, Zyprexa® et Leponex® : médicaments à haut risque

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Les chercheurs ont examiné la base de données d'un hôpital universitaire de Buenos Aires (Argentine) comprenant 1 008 patients ayant reçu pour la première fois une ordonnance pour des antipsychotiques entre janvier 2002 et décembre 2007. Ces médicaments sont prescrits dans des cas de troubles neurologiques et psychiatriques. La moyenne d'âge des participants étaient de 72 ans et leur suivi a duré en moyenne 36 mois. Les chercheurs ont ensuite divisé les médicaments en trois catégories, selon la sévérité de leurs effets secondaires dans le développement d'anomalies métaboliques pouvant entrainer une maladie cardiovasculaire. L'halopéridol (Haldol®), l'aripiprazole (Abilify®), la ziprasidone (Zeldox®), la trifluoperazine (Terfluzine®) et la levomépromazine (Nozinan®) sont considérés comme à moindre risque. La quetiapine (Xeroquel®) et la risperidone (Risperdal®) sont évalués à risque intermédiaire. Enfin, la thioridazine (Melleril®), l’olanzapine (Zyprexa®) et la clozapine (Leponex®) sont estimés à haut risque par les scientifiques.

"Le groupe élevé était 2,82 fois plus à risque de souffrir d'un AVC"

Sur la totalité des patients, 223 ont été placés dans le groupe à faible risque, 465 dans le groupe intermédiaire et 320 dans le groupe à haut risque. A noter que les patients prenant deux ou plusieurs des antipsychotiques ont été directement placés dans le groupe à haut risque. Les résultats révèlent que, dans l'ensemble, 19,6% des participants ont rencontré un problème cardiovasculaire.

- Les patients du groupe à faible risque ont eu moins d'anomalies au cours de la période de suivi que les autres.

- Le groupe intermédiaire était 2,57 fois plus à risque d'en développer que le groupe à faible risque.

- Le groupe élevé était 2,82 fois plus à risque de souffrir d'évènements cardiovasculaires, en particulier d'accident vasculaire cérébral, que le groupe à faible risque.

Seules les personnes prenant des médicaments à risque élevé présentaient significativement plus de diabète de type 2 que le groupe à faible risque. Les auteurs en ont donc conclu que : "Les patients adultes âgés sous traitement antipsychotique présentant un risque élevé ou intermédiaire d'effets secondaires métaboliques peuvent être confrontés à une incidence plus élevée de problèmes cardiovasculaires que ceux recevant un traitement à faible risque."

Vidéo. AVC : les symtômes qui doivent alerter

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