AVC : le nombre d’heure de sommeil en moins qui rend à risque

AVC : le nombre d’heure de sommeil en moins qui rend à risque©iStock

Des nuits trop courtes seraient associées à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux chez certaines personnes. Explications.

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Si vous avez l’habitude de faire des petites nuits, attention à votre santé cardiovasculaire. C’est en tout cas l’alerte que lancent des chercheurs spécialisés en santé du sommeil au Penn State College of Medecine (Etats-Unis). Selon eux, des nuits de sommeil de moins de six heures seraient associées à une augmentation du risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les personnes souffrant de syndrome métabolique . Ils publient leur étude dans le Journal of the American Heart Association.

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Un risque deux fois plus élevé d’AVC

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont appuyés sur les données de santé de 1 344 hommes et femmes âgés en moyenne de 49 ans, dont 39% étaient atteints de syndrome métabolique. Ce syndrome est un ensemble de symptômes (hypertension, hyperglycémie, surpoids, cholestérol et triglycérides élevés), souvent précurseur de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont alors observé que les participants souffrant d’hyperglycémie et d’hypertension et dormant moins de six heures par nuit présentaient un risque deux fois plus élevé de mourir d’une maladie cardiaque ou d’un AVC que les personnes souffrant des mêmes facteurs de risque mais dormant plus de six heures.

Prendre soin de son sommeil

Comment faire alors pour limiter ce risque ? "Si vous présentez plusieurs facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, prendre soin de son sommeil et consulter un médecin en cas de sommeil insuffisant est important pour réduire le risque de décès par maladie cardiaque ou par AVC", préconise le docteur Julio Fernandez-Mendoza, co-auteur de l’étude, cité par le DailyMail. Mais pour le moment, cette recherche n’est qu’une observation et ne constitue pas la preuve d’un lien de cause à effet entre courte nuit et risque de décès cardiovasculaire . Ainsi, "des essais cliniques futurs sont nécessaires pour déterminer si l’allongement de la durée du sommeil, combiné à l’abaissement de la pression artérielle et du glucose, améliore le pronostic des personnes atteintes du syndrome métabolique", tempère le docteur Fernandez-Mendoza.

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