Attention à l’utilisation dangereuse des patchs

Publicité

Ménopause, tabac... L’Agence nationale du médicament lance une campagne de sensibilisation et d’information pour éviter une mauvaise utilisation des patchs.

Publicité

Sensibiliser les utilisateurs de patchs est le nouveau cheval de bataille de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Suite aux signalements d’erreurs médicamenteuses reçus, l’ANSM a décidé d’agir en informant les patients et leurs proches sur les risques du patch. Trois quart de ces erreurs ont entraîné des effets indésirables dont la moitié ont été considérées comme graves, c’est-à-dire "susceptibles de mettre en jeu le pronostic vital du patient".

En plus du sevrage tabagique, les patchs sont aussi utilisés dans le cadre de la ménopause, des ulcères du pied entraînés par le diabète ou la contraception. Ils permettent une diffusion lente et contrôlée du médicament dans l’organisme.

Publicité
Les 6 recommandations de l’ANSM pour éviter les risques d’erreurs :

1-Le patch ne doit pas être découpé sauf quand la possibilité de découpe est précisée dans la notice ou le Résumé des Caractéristiques des Produits (RCP).

2-Les recommandations données par les professionnels de santé ou précisées dans la notice ou le RCP doivent être respectées, notamment en ce qui concerne les applications. Le film protecteur du patch doit bien être retiré avant application, il ne faut pas non plus écrire sur le patch.

3-Les patchs usagés contiennent encore du principe actif après leur utilisation. Il est donc nécessaire de retirer l'usagé avant d’en appliquer un nouveau. De plus, un stockage des patchs, y compris usagés, hors de la portée et de la vue des enfants et une élimination sécurisée et permet de limiter l’exposition des enfants à des surdosages accidentels.

4-Lorsque vous consultez un médecin, le port de patchs doit être précisé car un oubli peut être à l’origine d’un surdosage ou d’une interaction médicamenteuse.

5-Une augmentation de la température du corps peut entraîner une modification de la vitesse et de la dose délivrée du principe actif à travers la peau et être à l’origine de surdosage. Il faut donc éviter des sources de chaleurs importantes (bouillotte sur le patch, bain chaud, sauna), de réaliser des activités sportives par fortes chaleurs, de s’exposer au soleil de façon prolongée ou sans protéger le patch par un vêt

Publicité
6-La présence de métaux dans certains patchs peut provoquer des brûlures lors de réalisation d’une IRM ; il faut donc systématiquement informer les professionnels de santé du port d’un dispositif transdermique avant la réalisation de cet examen.
t examen.

L’ANSM met également à la disposition des patients un dépliant Patch : outil d’aide au suivi du traitement.

Vidéo. Arrêter de fumer: les recommandations de la Haute autorité de santé



Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité