Attentats : les hôpitaux s’équipent d’antidote contre les attaques toxiques

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Le ministère de la Santé a autorisé, à titre dérogatoire, le SAMU à recevoir des doses très importantes de sulfate d'atropine, un antidote contre certains gaz toxiques. Fabriqué par la pharmacie des armées, il sera fourni dans le but de faire face au risque d'attaques chimiques lors de la COP21.

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© FotoliaAprès les attentats, le gouvernement est sur le pied de guerre et cela concerne aussi les hôpitaux. Le 14 novembre, la ministre de la Santé Marisol Touraine a publié un arrêté dans le journal officiel qui n’est pas passé inaperçu. Le texte autorise en effet tous les Services d’aide médicale urgente (SAMU) à détenir et à utiliser le sulfate d’atropine, seul antidote contre des gaz neurotoxiques comme le sarin, Tabun, Soman et VX.

Fourni par la pharmacie centrale des armées, l’antidote peut ainsi être "stocké, distribué, prescrit, dispensé et administré pour la prise en charge des personnes exposées à des neurotoxiques organophosphorés", précise l’arrêté. Pour l’occasion, il sera fourni sous un nouveau dosage (40 mg/ 20 ml) qui n’était pas disponible jusqu’ici. Devant les nombreuses interrogations que peut susciter une telle nouvelle, le ministère a néanmoins tenu à faire savoir qu’il s’agit d’une malheureuse coïncidence .

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Une menace prise au sérieux

Au "Figaro" mardi, la Direction générale de la Santé a ainsi assuré que "cette mesure était prévue dans la préparation de la COP21 et n'a pas été prise suite aux attentats de vendredi. C'est une précaution mise en oeuvre dans le cadre des grands rassemblements". La conférence sur le climat, maintenue malgré les attentats, débutera le 30 novembre et accueillera environ 40 000 participants, dont des chefs d’Etat. Une menace qui est donc prise très au sérieux par le gouvernement.

Dans un discours à l’Assemblée lors de l'examen de la prolongation de l'état d'urgence, Manuel Valls n’a pas mâché ses mots. "L'imagination macabre des donneurs d'ordre est sans limite : fusil d'assaut, décapitation, bombe humaine, armes blanches (…) Il ne faut aujourd'hui rien exclure et je le dis avec toutes les précautions qui s'imposent mais nous savons et nous l'avons à l'esprit, il peut y avoir aussi le risque d'armes chimiques et bactériologique

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Le gaz sarin a été très évoqué ces derniers mois lors du conflit en Syrie. De nombreux rapports de la communauté internationale sur la situation de ce pays en guerre, divisé entre Bachar al-Assad et ses opposants, relataient que les forces de son régime ont mené des attaques chimiques au sarin contre des rebelles. Le sulfate d’atropine est le seul antidote capable d’annihiler ses symptômes comme des difficultés respiratoires, la paralysie ou la convulsion.
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Vidéo Manuel Valls : "Un risque d'armes chimiques"

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