Antirides : UFC-Que-Choisir dénonce l’abus de Photoshop

L’association de consommateurs s’est insurgé contre l’utilisation abusive de Photoshop qui fausse l’image que les consommateurs ont de la beauté.

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Aujourd’hui, difficile de trouver une photo dans les magazines de mode et de beauté qui ne soient pas retouchées. Une pratique que dénonce l' UFC-Que-Choisir . Pour l’association de consommateurs, le problème principal ne réside pas dans la retouche mais dans "son emploi abusif" qui fausse les repères de beauté des consommateurs. Afin d’illustrer l’ampleur des modifications, Gaëlle, une collaboratrice de l’association, a suivi le parcours d’un mannequin.

Eclairage, coiffure, maquillage : la première étape de la retouche

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Alors que sur la première photo – "ce type d’image n’est jamais diffusé en presse beauté", précise Laurent Hini, photographe – Gaëlle semble normale. Une fois maquillée, coiffée et placée sous la lumière adéquate, elle ne ressemble que vaguement à la femme du début de l’expérience. "C’est de la photo beauté, il est normal de préparer le modèle et de l’éclairer de la manière la plus flatteuse possible", se défend le photographe. "En photo de mode, tout le monde est maquillé, même les enfants, à qui on applique un léger fond de teint pour éviter les reflets", ajoute Anne Verhague, maquilleuse.

"C’est trop, personne n’est comme ça dans la vraie vie"

Mais les retouches ne s’arrêtent pas là. Monsieur X, prestataire des grandes marques de cosmétiques et professionnel de la palette magique, peut encore modifier le visage, quitte à faire des modifications inutiles. "J’ai affiné le bas du visage, explique-t-il. Gaëlle n’en a vraiment pas besoin, mais tous les clients le demandent." Lui-même reconnaît l’abus de ces recours : "C’est trop, personne n’est comme ça dans la vraie vie."

Mais si chaque année, les marques assurent vouloir plus de naturel, plusieurs responsables lui demandent des "petites" retouches par-ci, par-là. "Je vous laisse imaginer ce qu’il reste de naturel à la fin du circuit de validation."

A la fin de l’expérience, il est difficile de reconnaître Gaëlle, mais "vu ce qui se fait aujourd’hui en photo de mode et de beauté, notre dernière image n’est pas, et de loin, la plus lourdement retouchée qu’on puisse imaginer", précise Laurent Hini.

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