Alzheimer : votre nombre d’heure de sommeil peut révéler votre risque

Alzheimer : votre nombre d’heure de sommeil peut révéler votre risque©Fotolia

La durée de sommeil pourrait être un symptôme précurseur de la maladie d’Alzheimer. Surveiller les gros dormeurs pourrait donc permettre une prise en charge précoce de cette maladie neurodégénérative.

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Gros dormeur ou petit dormeur ? Le nombre d’heure que vous passez chaque nuit dans les bras de Morphée pourrait révéler votre risque de développer une maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs en neurologie de l’université de Boston (Etats-Unis). Dans une étude qu’ils publient dans la revue scientifique Neurology, ils révèlent en effet que dormir plus de 9 heures par nuit pourrait augmenter le risque de développer une maladie d’Alzheimer.

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Un risque deux à six fois plus élevé de maladie d’Alzheimer

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont examiné les habitudes de sommeil de 2 457 personnes et les ont classé en trois niveaux : moins de 6 heures par nuit, entre 6 et 9 heures et plus de 9 heures. Ils ont alors comparé ce classement au risque de développer une forme de démence pendant 10 ans. Résultat : une durée de sommeil supérieure à 9 heures était associée à un risque entre deux et six fois plus élevé de développer une démence liée à la maladie d’Alzheimer . Cette augmentation du risque dépendrait du niveau d’étude : un niveau d’étude élevé pourrait en effet avoir un effet protecteur contre Alzheimer chez les gros dormeurs , selon les chercheurs.

Surveiller la mémoire des gros dormeurs

Mais les grosses nuits de sommeil sont-elles une cause ou une conséquence de la maladie d’Alzheimer ? Il s’agirait plutôt d’un symptôme , selon les neurologues, car diminuer la durée de sommeil ne semble pas diminuer les risques de maladie d’Alzheimer. "L’ auto-évaluation de la durée de sommeil pourrait donc être un outil clinique utile pour repérer les personnes à risque de progresser vers la démence dans les 10 ans. Les personnes signalant des longues durées de sommeil pourraient bénéficier d’une évaluation et d’une surveillance des problèmes liés à la pensée et à la mémoire », propose Matthew Pase, co-auteur de l’étude, dans un communiqué EurekAlert!.

Vidéo. Alzheimer : les symptômes d'alerte en images

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