Aliments riches en fer : ils pourraient favoriser la maladie d’Alzheimer

Aliments riches en fer : ils pourraient favoriser la maladie d’Alzheimer

Des taux élevés de fer dans le cerveau pourraient favoriser la survenue ou le déclenchement de la maladie d’Alzheimer chez certaines personnes. Explications.

Publicité
Publicité

IstockSi certains aliments comme le saumon, le curcuma, la grenade ou encore le thé vert auraient une action protectrice contre la maladie d’Alzheimer, d’autres pourraient la favoriser. C’est le cas des aliments riches en fer (tels que les abats, la viande rouge, le boudin noir, les coquillages, les lentilles ou le poisson) qui pourraient jouer un rôle dans la survenue d’une telle pathologie neurodégénérative chez certaines personnes à risque, selon des chercheurs en neuroscience de l’université de Melbourne (Australie). Ils publient leur étude dans la revue Molecular Psychiatry.

Publicité

Le fer dépose de la "rouille" sur les cellules du cerveau

Ces scientifiques avancent en effet que le fer présent dans le cerveau pourrait endommager les neurones en "rouillant", de la même manière qu’un objet métallique en fer rouille lorsqu’il est en présence d’oxygène. Leur étude a montré que les personnes qui ont des taux élevés de fer mais aussi des taux élevés de protéine amyloïde , qui jouent un rôle dans le déclenchement et la progression d’Alzheimer, étaient plus à risque de déclin cognitif . Ces protéines sont en effet néfastes pour le cerveau, car elles forment des plaques entre les neurones, bloquant alors les réseaux de communication cérébrale. De plus, les personnes possédant des taux élevés de protéine amyloïde mais des taux faibles de fer présentaient un risque moindre de déclencher une maladie d’Alzheimer.

Modifier son alimentation pour prévenir Alzheimer ?

Diminuer le taux de fer présent dans le cerveau des personnes à risque pourrait donc retarder ou ralentir la progression du déclin cognitif. Mais pour le moment, rien ne prouve que la quantité de fer ingérée et celle mesurée dans le sang sont liées à celle présente dans le cerveau. En attendant les prochains résultats de ces scientifiques, l’un d’entre eux, le docteur Scott Ayton, précise sur le site de The Express : "nous ne recommandons donc pas aux gens de changer leur régime alimentaire en fonction de notre recherche". Affaire à suivre !

Vidéo. Alzheimer : les symptômes d'alerte

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

Publicité
Publicité