Alerte aux chocs toxiques à cause des tampons et des coupes menstruelles

Alerte aux chocs toxiques à cause des tampons et des coupes menstruelles ©iStock

Les protections périodiques placées dans le vagin de type tampons et coupes menstruelles peuvent être à l’origine de graves infections, parfois mortelles. Apprenez à reconnaître les symptômes et à limiter le risque. 

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Mettre un tampon ou une coupe menstruelle pourrait être moins anodin qu’il n’y paraît. En effet, ces protections intimes peuvent être à l’origine d’un syndrome du choc toxique (SCT). Le nombre de ces infections semble être en augmentation, selon le centre national de référence des Staphylocoques des Hospices Civils de Lyon qui lance l’alerte. Le syndrome toucherait souvent des femmes jeunes, en bonne santé et porteuses d’un staphylocoque doré au niveau vaginal.

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Des dispositifs restés trop longtemps dans le vagin

Les tampons ou coupes menstruelles peuvent favoriser le développement de bactéries du groupe des Staphylocoques dans le vagin. Celles-ci peuvent fabriquer une toxine dangereuse, potentiellement mortelle lorsqu’elles se propagent dans le sang. Cette complication survient notamment si le dispositif reste trop longtemps dans le vagin pendant les règles car "les germes stagnent" explique la gynécologue Odile Bagot. Parmi les symptômes d'alerte : des douleurs dans le bas ventre, de la fièvre et une fatigue extrême. "Ils arrivent habituellement pendant les règles ou quelques jours après", explique le site Egora . Par précaution, il est recommandé de changer un tampon toutes les trois heures, d'adapter son port en fonction du flux et de se laver les mains au savon avant de le placer dans le vagin (même chose pour la coupe menstruelle).

Plus de 20 cas de syndromes du choc toxique en 2014

Le syndrome de choc toxique provoqué par une protection vaginale a été identifié pour la première fois en 1980. Grâce à l’amélioration de la qualité des tampons, la fréquence de cette infection a diminué… avant de repartir à la hausse, pour des raisons encore inexpliquées. Ainsi, en 2004, les médecins ont recensé 5 cas de syndrome du choc toxique en France, contre plus de 20 cas en 2014. En février dernier, une jeune Anglaise avait frôlé la mort à cause d’un tampon oublié dans son vagin. De même, en 2015, une mannequin a perdu une jambe, en 2014, une femme a passé huit jours dans le coma et en 2013 une jeune fille de 16 ans est décédée, à chaque fois à cause d’un tampon hygiénique.

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