Alerte au GHB après plusieurs cas de comas

Le GHB, une drogue aujourd’hui souvent consommée de façon volontaire, a causé une dizaine de comas chez des jeunes dans des boîtes de nuit parisiennes, selon les informations du Parisien.

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© Adobe StockLe collectif Action nuit a accordé une interview au Parisien pour aborder les dégâts provoqués par le GHB, une substance chimique plus communément appelée "drogue du violeur". La drogue de synthèse est à l'origine de plusieurs comas, dont un ayant conduit la victime à la mort.

"Une sorte de spirale infernale que l’on n’arrive pas à casser"

Le GHB ou "acide gammahydroxybutyrique" est une drogue de synthèse aux propriétés sédatives et amnésiantes. Elle peut être utilisée dans le traitement de la narcolepsie et comme anesthésiant préopératoire. Elle est classée comme stupéfiant et peut entraîner : maux de tête, nausées, somnolence, amnésie, chute de la tension artérielle lors de surdosage mais aussi plus gravement des arrêts respiratoires. Les effets de la GHB rendent celui qui en consomme plus vulnérable.

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Une vague d'overdose liée au GHB vient récemment d'envahir les boîtes de nuit parisiennes. Les comas sont de plus en plus fréquents. En quelques mois seulement, on en dénombre 3 au Rex Club, 3 aux Nuits fauves et 2 au Petit Bain, incluant un décès rapporte le Parisien . Cette situation inquiète : "Il y a une urgence absolue. On ne peut pas laisser les gens tomber sans réagir" déclarent au quotidien les membres du collectif Action nuit, un groupement de plusieurs organisations professionnelles de la nuit et de la musique en France. Frantz Steinbach, vice-président du réseau des Musiques Actuelles (MAP) à Paris explique également au Parisien : "Il y a une sorte de spirale infernale que l’on n’arrive pas à casser".

Prévention et informations s'imposent

Le collectif demande une assistance des pouvoirs publics comprenant la mise en place d'une campagne d'information dédiée aux jeunes et l’organisation d'une grande table ronde avec les associations de terrain. Le tout, dans le but de mettre l'accent sur la prévention.

Michelle Cassaro, la directrice du Rosa Bonheur, péniche amarrée sur les berges de Seine, déclare au Parisien : "Nous, on contrôle déjà les sacs à l’entrée et on enlève les bouteilles d’eau dans lesquelles pourrait se trouver du GHB" précise-t-elle avant que Christophe Vix-Gras, son associé, ajoute : "On voudrait un système de détection à l’entrée et à l’intérieur, une sorte de scanner comme pour les détecteurs de métaux".

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