Affaire Vincent Lambert : la Cour européenne valide l'arrêt des soins

Affaire Vincent Lambert : la Cour européenne valide l'arrêt des soins
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La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a tranché : les soins de Vincent Lambert, tétraplégique dans un état végétatif depuis 2008, doivent être arrêtés.

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La décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) était très attendue par une famille qui se déchire sur le sort de Vincent Lambert. Les 17 juges ont finalement suivi la décision du Conseil d'Etat français en se prononçant pour l'arrêt des soins de cet homme de 38 ans, tétraplégique et dans un coma "pauci-relationnel" depuis 2008.

Cette décision va à l'encontre du souhait de ses parents qui refusent d'accepter une procédure d'euthanasie. Ces derniers s'opposent depuis 2013 à la femme de Vincent Lambert, Rachel Lambert, qui, "prête à le laisser partir" est favorable à l'arrêt des soins et de l'alimentation de son mari. Elle s'est dite "bouleversée" après l'annonce de la Cour. Les parents sont, eux, décidés à poursuivre le combat. L'histoire n'est donc pas terminée.

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Rappel des faits :

- 2008 : Vincent Lambert est victime d'un accident de la route.

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- Avril 2013 : le CHU de Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert, met en place un protocole de fin de vie. Il est décidé d'arrêter de l'alimenter et de l'hydrater artificiellement. Une bataille familiale s'engage entre ses parents qui veulent le maintenir en vie et de l'autre côté sa femme Rachel, son neveu François et le corps médical qui défendent l'arrêt des soins, en raison des lésions irréversibles que présente Vincent.

- Les parents de Vincent Lambert saisissent alors le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne qui se prononce pour le maintien en vie du patient.

- L'équipe médicale du CHU de Reims, ainsi que l'épouse de Vincent Lambert et son neveu redemandent l'arrêt des soins. Pour eux, le cas de Vincent est incurable et ce serait sa volonté que d'arrêter ce combat. Ils saisissent le Conseil d'Etat pour qu'il annule le jugement du tribunal administratif.

- En février 2014, le Conseil d'Etat ordonne une nouvelle expertise médicale.

- En juin 2014, le même Conseil estime qu'une poursuite des traitements relèverait de "l'obstination déraisonnable"

- Les parents de Vincent Lambert décident de saisir le CEDH.

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