Adalimumab : un risque pour le coeur et un bénéfice trop faible pour ce traitement

L'adalimumab (Humira® 40 mg) prescrit dans le traitement de l'hidrosadénite suppurée vient d'être autorisé chez les adolescents sans aucune évaluation clinique, rapporte la revue médicale Prescrire.

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© Adobe StockLa revue médicale Prescrire rapporte que L'adalimumab (Humira® 40 mg) vient d'être autorisé chez les adolescents dans le traitement de l'hidrosadénite suppurée. Le problème ? Aucune évaluation clinique n'a été effectuée et sa balance bénéfices-risques est défavorable.

Risques d'infections, d'insuffisances cardiaques, de cancers...

L'hidrosadénite suppurée, appelée également maladie de Verneuil, se caractérise par une inflammation chronique et suppurante de la peau. La maladie débute généralement par l’apparition de nodules sous la peau, comme des kystes. En mars 2016, la Haute Autorité de Santé a déclaré que la balance bénéfices-risques de l'anti-TNF alpha adalimumab (Humira® 40 mg), en injection sous-cutanée, était défavorable pour les personnes atteintes par l'hidrosadénite suppurée. Le service médical rendu par Humira® a été jugé insuffisant pour justifier d’une prise en charge par la solidarité nationale dans l’indication du traitement de l'hidrosadénite suppurée. Pour rappel, le SMR est une mesure de l’efficacité et de l’utilité des médicaments vendus en France. Il est évalué par la Commission de transparence de la Haute Autorité de santé (HAS). L’évaluation prend en compte la gravité de la maladie pour laquelle le médicament est indiqué, son efficacité pour prévenir ou soigner cette maladie, son intérêt pour la santé publique et ses effets indésirables.

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Pourtant, la spécialité vient d'être autorisée chez les adolescents. Prescrire rappelle que le médicament procure une efficacité modeste sur le nombre de nodules et peut provoquer un grand nombre d'effets indésirables graves tels que des infections, des insuffisances cardiaques, des cancers, des atteintes hématologiques et des maladies auto-immunes. La revue médicale rappelle : "On ne dispose d'aucune évaluation clinique chez les adolescents." Les effets indésirables de la spécialité mentionnés plus haut seraient donc les mêmes pour les adultes que pour les adolescents.

Une maladie qui se manifeste à la fin de l'adolescence

Environ 1% de la population en France serait touché, autant des hommes que des femmes, même si on observe une légère prédominance chez les femmes. La maladie se manifeste généralement à la fin de l’adolescence. Les nodules deviennent douloureux, rouges, chauds et évoluent vers la formation d’abcès avec suppuration. Un liquide constitué de sang et de pus peut s’écouler. Ce n'est pas systématique, parfois les lésions restent fermées et se renforment sans avoir percé, jusqu'à la prochaine poussée. Les principales zones du corps touchées sont les aisselles, l’aine, l’intérieur des cuisses, le périnée, la région autour de l’anus, du pubis, les seins, les plis sous-mammaires et les fesses.

Vidéo. Pourquoi ces médicaments sont-ils dangereux ?

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