1 antibiotique sur 2 est mal prescrit

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Face à la part toujours importante des prescriptions inappropriées d'antibiotiques, le Dr Jean-Michel Azanowsky de la Direction générale de la santé appelle à "une forte mobilisation des prescripteurs".

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prescip© Fotolia Vous connaissez sûrement le slogan "Les antibiotiques, c'est pas automatique !" Et bien pourtant, le nombre de prescriptions inappropriées d'antibiotiques est toujours élevé. Devant ce fait et la dissémination préoccupante des entérobactéries multi-résistantes en ville, le Dr Jean-Michel Azanowsky, chargé du programme antibiorésistance de la Direction générale de la santé (DGS), a appelé les prescripteurs à se mobiliser, lors de son intervention aux Entretiens de Bichat 2013.
La baisse de 25% des prescriptions prévue dans le "Plan antibiotiques 2011-2016" restera, selon lui, difficile à atteindre. "Malgré les actions mises en place depuis 2002, les antibiotiques sont prescrits de manière souvent inappropriée, notamment dans les infections courantes, comme les infections urinaires et les infections respiratoires. Les étiologies virales sont ainsi associées à 26% des prescriptions", souligne-t-il. Dans l'ensemble, "40% des prescriptions d'antibiotiques à l'hôpital et 60% de celles obervées en ville seraient contraires aux recommandations".
Ces cinq dernières années, la consommation d'antibiotiques a enregistré 3% d'augmentation.

De plus en plus de bactéries résistantes

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Cette prescription inappropriée a contribué à l'émergence de souches bactériennes multi-résistantes, comme des entérobactéries résistantes aux bétalactamines (BLSE), une large classe d'antibiotiques. C'est essentiellement le cas pour Escherischia coli, une espèce du tube digestif, fréquemment à l'origine d'infections urinaires et de pathologies digestives.
D'autre part, "la présence de plus en plus fréquente de BLSE peut laisser présager des infections plus courantes", précise le Dr Arlette Delbosc, qui travaille aussi à la DGS. Elle rappelle l'importance des précautions à prendre quand on en est porteur, comme l'hygiène corporelle et le fait de prévenir l'hôpital en cas de séjour.

En ce qui concerne les prescriptions, un effort supplémentaire est demandé aux médecins généralistes, afin de s'approcher d'une baisse significative de la consommation. Afin d'améliorer les pratiques, il est envisagé de renforcer l'utilisation des tests de diagnostic rapide (TDR) permettant d'identifier la forme bactérienne de la maladie. "Seuls 25% des médecins les utilisent actuellement, alors qu'ils sont mis gratuitement à disposition."
Plusieurs pistes de réflexions sont par ailleurs menées par la DGS dont un travail sur l'amélioration de la prise en charge de l'infection urinaire, la pathologie entraînant le plus de prescriptions d'antibiotiques.

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